Plus que par le passé, aujourd’hui, l’expansion équilibrée des sociétés, est tributaire de la satisfaction de trois exigences :
- un essor économique, créateur de richesses et d’emplois au sein d’un monde de plus en plus compétitif ;
- un développement social capable de réduire les inégalités et de promouvoir l’équité ;
- une organisation des activités apte à préserver l’environnement et les ressources au profit des générations futures.
Face à ces exigences, le Maroc est appelé à tracer son chemin, à réadapter sa vocation, à renouveler son ambition, tout en conservant sa personnalité.
Dans cette perspective, la politique nationale d’aménagement du territoire doit être conçue dans un cadre nouveau, fondé sur le pari de la reconquête de l’interdépendance et de la fertilisation de l’ensemble des atouts du Royaume. L’objet attendu est de corriger les trop grandes inégalités que la nature d’abord, les vicissitudes de l’histoire ensuite et les logiques de l’économie enfin ont inscrit sur le territoire, premier bien commun d’une nation.
Aussi toutes les forces vives de la nation ont été conviées à participer et à apporter leur pierre à l’édifice et au développement de notre territoire tel que nous le souhaitons et non tel que les contraintes de la compétition internationale pourraient nous l’imposer. C’est l’objet du débat national sur l’aménagement du territoire.
Ce débat, hautement citoyen, a pu répondre aux attentes du citoyen et alimenter naturellement le processus de modernisation en répondant aux interrogations toujours plus précises et plus exigeantes.
Et quel lieu plus propice pour repenser l’aménagement du territoire que la région et les localités. Pour cette raison, la démarche de proximité retenue s’est appuyée, dans une première phase sur la consultation au niveau local pour passer ensuite à une concertation qui concerne les 16 régions du Royaume (sans oublier nos ressortissants marocains à l’étranger) avant de procéder à une synthèse au niveau national.